Le message du Padre pour le Carême

Nous commençons aujourd’hui la neuvaine de prière par laquelle nous confierons notre vie scoute à Dieu par l’intercession de saint Georges. La Providence divine a voulu que, cette année, cette neuvaine commence en ce jour où nous commençons aussi, et surtout, le Carême. Débuter une neuvaine à l’intercession de saint Georges le Mercredi des Cendres est plein de sens.

Par sa fidélité à Dieu, notamment dans son combat contre le dragon et contre les faux dieux de l’Empire romain d’alors, saint Georges nous est un maître pour le combat spirituel. A son école, il est bon d’entrer cette année dans le Carême comme on entre dans un combat. Le Carême est en effet un temps privilégié pour le combat spirituel. C’est d’ailleurs ce que l’oraison de la Messe de ce jour nous fait demander : « Accorde-nous, Seigneur, de savoir commencer saintement, par une journée de jeûne, notre entraînement au combat spirituel : que nos privations nous rendent plus forts pour lutter contre l’esprit du mal ».

Le combat spirituel est une expression qui peut faire peur, pourtant nous n’avons pas reçu un esprit de peur mais l’Esprit qui fait de nous des fils. C’est armés par la confiance filiale en Dieu qui jamais n’abandonne ses enfants que nous entrons dans le combat spirituel. D’autant qu’il ne s’agit là en fait que d’une réalité toute simple, mais en même temps d’une grande exigence, de chaque jour. Le combat spirituel, c’est le choix résolu (et la mise en œuvre bien sûr…) du bien et le refus décidé du mal. Nous avons à mener le combat spirituel dans chaque décision de notre journée, la plus petite comme la plus grande. Et osons ajouter, la plus petite surtout, car celui qui sera fidèle dans les petites choses le sera aussi dans les grandes, nous rappelle le Seigneur.

A l’école de saint Georges, choisissons de vivre notre Carême comme un temps de grâce pour nous entraîner au combat spirituel dans chaque décision de chaque jour. Prenons conscience, puisqu’il s’agit d’abord de nous entraîner, que chaque acte compte et engage. Luttons avec courage, confiants dans les secours de Dieu. Luttons avec résolution, sûrs de l’issue du combat puisque le Seigneur a remporté la victoire définitive. Luttons avec intelligence en choisissant les bonnes armes. La liturgie de l’Eglise, en ce Mercredi des Cendres nous rappelle qu’elles sont au nombre de trois : le jeûne, la prière et l’aumône. Quelles seront mes ascèses (n’oublions pas notre corps) ? Qu’en est-il de ma prière ? Que vais-je donner et qui sont les pauvres qui seront mes maîtres pour ce combat ?

 

(Abbé Nicolas Chapellier, aumônier des Foulards Blancs)

 

Ce message est à retrouver dans la Neuvaine à saint Georges que nous animons jusqu'au 22 Février, jour du Thinking Day.

 


Ajouté le 14/02/2018 par Communication FB - 0 réaction

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